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Accueil > Actualités et normes > Traitements anticancéreux : manipuler avec précaution !

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Risques pour l'Homme au travail

Traitements anticancéreux : manipuler avec précaution !

Publié le

L'utilisation de certains types de médicaments peut présenter un risque pour les salariés travaillant dans le secteur de la santé.

C'est notamment le cas des traitements contre le cancer, particulièrement agressifs et toxiques pour l'organisme. Le personnel soignant n'est pas le seul concerné. Tous les salariés impliqués, directement ou indirectement, dans la prise en charge des malades, doivent faire l'objet de mesures de prévention.

À l'hôpital, en cabinet ou à domicile, près d'un million de personnes travaillent dans le secteur de la santé. Ces salariés sont exposés à des risques professionnels multiples. La plupart des risques sont communs à de nombreuses autres professions (stress, troubles musculosquelettiques). D'autres, en revanche, sont beaucoup plus spécifiques tels que l'exposition aux rayonnements ionisants. Les traitements dispensés aux malades (anesthésiques, désinfectants, hormones, cardiotropes…) peuvent notamment représenter un danger important. Les médicaments cytotoxiques utilisés principalement dans les chimiothérapies contre le cancer constituent un risque bien identifié. Ces produits thérapeutiques, capables de détruire les cellules cancéreuses, sont aussi extrêmement toxiques pour l'organisme et peuvent, paradoxalement, avoir un effet cancérogène. Chez les femmes enceintes, ils perturbent le développement du fœtus et favorisent la survenue d'avortement spontané. Ils peuvent en outre provoquer l'apparition d'irritations, d'allergies et de maux de tête.

Les soignants et les autres salariés

Le contact cutané et l'inhalation constituent les principales voies de contamination, particulièrement lors de la fabrication et du conditionnement des produits. Des éclaboussures peuvent également contaminer les surfaces (tables, paillasses…), les sols et les objets proches des postes de préparation. On retrouve aussi des molécules cytotoxiques sur les emballages des poches et des seringues. De la réception des traitements à l'élimination des déchets, en passant par le transport, toutes les étapes du cycle d'utilisation de ces médicaments peuvent constituer une source d'exposition potentielle. L'administration des produits constitue une autre étape sensible, d'autant que certains gestes techniques, comme la purge du matériel d'injection, peuvent disperser dans l'air des microgouttelettes susceptibles d'être inhalées par les soignants. Les patients constituent une autre source de contamination possible. Les molécules actives sont en effet présentes à des concentrations élevées dans le sang et les excrétas des malades traités (sueur, urines, selles, vomissements). Toutes les personnes impliquées dans leur prise en charge sont donc potentiellement concernées. Cela inclut bien évidemment le personnel soignant mais également les agents chargés du nettoyage des locaux, du traitement du linge sale, de l'élimination des déchets…

Prévenir tout au long du cycle d'utilisation des traitements

Des mesures de prévention doivent s'appliquer à chaque étape de la manipulation des traitements. Pour limiter les risques, la préparation et le conditionnement doivent s'effectuer dans des locaux dédiés et être réalisés par des personnes spécifiquement formées. Les soignants à domicile doivent se procurer les traitements prêts à l'emploi auprès de services de pharmacie centralisés. Lors de l'administration par voie intraveineuse, il est fortement recommandé d'utiliser les dispositifs techniques permettant d'éviter les déconnexions des systèmes d'injection, les éclaboussures et les piqûres accidentelles. Le port de gants et de sur-blouse à manches longues est nécessaire pour éviter les contacts directs du médicament avec la peau. Ces équipements de protection individuelle doivent également être portés lors de la manipulation des excrétas et des linges (vêtements, draps…) provenant des patients. L'élimination des déchets d'activité de soins doit respecter les procédures de traitement des déchets dangereux : emballages spécifiques, incinération à plus de 1200°C… D'autres mesures simples comme le nettoyage régulier des locaux et le lavage fréquent des mains permettent de réduire efficacement les risques de contamination. L'ensemble des salariés impliqués, directement ou indirectement, dans la prise en charge des patients traités par des médicaments cytotoxiques, doivent bien sûr être informés des risques et formés à leur prévention. Une attention particulière sera portée au personnel non soignant qui, dans sa majorité, demeure faiblement conscients des risques.

Auteur : INRS.

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